#Chanecdote3 : mes chats sont des voleurs gourmands 😋

Temps de lecture : 5 min

La semaine dernière, je crois que j’ai intoxiqué mes chats…

Comment… ? Voici l’explication.

En ce moment, j’avoue que je n’ai pas trop la tête à cuisiner le soir en rentrant du boulot. À peine le seuil de la porte franchi que je m’affale sur le canapé devant la télé pour mettre mon cerveau en mode pause. Et oui, j’avoue que parfois, je suis une vraie flemmarde ! Pas tout le temps quand même, il ne faut pas abuser des bonnes choses 😉 J’adore sortir, faire des projets, etc. Il y a même des fois où je me prends des coups de speed à ranger toute la cuisine, ou à faire le tri dans le dressing. Mais quelques fois, j’aime bien rester tranquille à la maison avec mes chats. On n’est pas bien là, à ne rien faire ? 😊

Qu’on soit bien d’accord : cela ne veut pas dire que je n’ai rien à faire. La todo list existe belle et bien : la pile de linge à plier et ranger, le lave-vaisselle à vider, les draps du lit à changer… Mais pas moyen, une fois mon cerveau éteint et les yeux rivés sur mon écran, ça ne répond plus. « Procrastination bonjour ? » « Votre correspondant n’est pas disponible pour le moment. Veuillez laisser un message après le bip sonore. » Biiiip !

Souvent quand ça me prend, côté équilibrage alimentaire, c’est le néant. Ah si seulement ! Non pas que je ne le souhaite pas, bien au contraire ! Je serais ravie de manger uniquement des petits plats sains et gourmands. J’ai d’ailleurs testé plusieurs alternatives pour y arriver (livre de cuisine, méthode du batch cooking – préparer le dimanche les repas de la semaine -, application mobile pour diversifier les idées de recettes, etc.). Celle que j’affectionne tout particulièrement en ce moment est l’application Jow, qui permet de faire mon drive en lien avec des recettes à sélectionner. J’adore !

Mais il y a un élément essentiel pour que je cuisine : la motivation. J’arrive à m’organiser et à cuisiner quand je suis de bonne humeur. Quand je ne suis pas fatiguée. Alors forcément, quand la motivation n’est pas au rendez-vous… C’est plus compliqué.

Rien que le fait de cuisiner devant une poêle me décourage, et je me tourne vers la facilité : je commande à livrer ou alors je me sers dans le frigo des trucs tout fait. Si c’est vraiment la cuisson à la poêle qui me gêne, « pourquoi ne pas mettre un plat au four ? » Tu te dis. Parce que dans ce moment-là, même cette solution simplissime que j’affectionne ne me donne pas envie. Une vraie tête de mule 😉

Hier soir en l’occurrence fut un jour sans : impossible de me motiver à cuisiner. Mon portefeuille m’alertant sur mes dernières commandes passées, je me suis contentée d’ouvrir le frigo pour m’alimenter : du cervelas, de la mayonnaise et une baguette de pain, mon péché mignon. Je t’avais prévenu, on n’est pas sur un repas très sophistiqué.

Bref, en ce moment, j’ai besoin de manger pour me sentir bien. Et de manger GRAS. Des choses qui me font plaisir, qui me font du bien au moral. Je mange mes émotions comme on dit, devant la télé avec mes chachoux sur les genoux.

Une petite voix me dit que je devrais manger à table, pour avoir le dos droit plutôt que de rester avachie… Mais euuuh, on n’est pas bien dans le canapé à manger sur la table basse, là ? Je cède bêtement à ce petit diable qui me fait culpabiliser et qui en même temps me dit : « tu as bien le droit de te faire plaisir ! » Ah le plaisir… la réponse à beaucoup de questions ^^

Tout ça pour dire que j’étais tranquillement en train de manger mon cervelas avec du pain que mes chats Malo et Pito, attirés par l’odeur, se sont réveillés. Ils n’ont pas arrêté de me tourner autour quand je me suis mise à le découper et à retirer la peau pour que je leur en donne un petit bout.

Et puis quoi encore ? Je ne vous ai pas appris à réclamer quand on est à table !

Au départ, j’étais ferme. Non. Ce n’est pas pour vous. Ce n’est pas bon pour vous. Pas non plus pour moi mais chut ! Je fais un déni total du nutri-score E inscrit en gros sur le produit. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Puis j’avoue, ils m’ont fait les yeux du chat potté… faible face à leur mignonitude, j’ai cédé. Donc je leur en ai donné un bout. Tout petit.

Mais bon, ma petite voix du plaisir se repointe, et vu que je m’autorise à me faire plaisir, pourquoi pas eux, après tout ? Ils l’ont bien mérité, non ? Et ils sont si sages ce soir… Et ils ont à peine pu profiter de ce que je leur avais donné. Car oui tu t’imagines bien qu’ils se sont précipités sur le premier bout et qu’ils n’en ont fait qu’une bouchée. A peine le temps de me réinstaller correctement sur le canapé.

Donc j’ai recédé. Une deuxième bouchée. Et c’est la dernière hein !

Mais bon, jamais deux sans trois… Je suis faible.

En même temps, il existe tellement de phrases toutes faites se convaincre ! Comme par exemple :

  • « Le gras, c’est la vie. » dixit Karadoc dans Kaamelott,
  • « Juste un doigt »
  • « foutu pour foutu »
  • « cette fois, c’est la dernière »
  • « demain, je me reprends en main »
  • « écoute toi un peu »
  • « on n’a qu’une vie »
  • etc.

Bref, t’as compris 😉 Ah tentation culinaire, quand tu nous tiens…

Je leur ai donc donné au total 3 bouts de cervelas. Pour leur plus grand bonheur. Je les comprends tellement. Ce repas m’a aussi fait plaisir, et tant pis si mon estomac me le fera payer plus tard.

A la fin du repas, je me suis éclipsée quelques minutes pour aller aux toilettes et quand je suis revenue j’ai beugué : mon assiette était vite. Plus rien. Les bouts de peau de cervelas que j’avais retiré avaient disparu.

Les suspects étaient au nombre de deux : « Malo & Pito, les deux acolytes ». J’ai regardé partout : rien. Ils auraient pu juste les faire tomber par terre. Mais non, ils ont été plus rapides que l’éclair.

Je me suis mise à regarder sur internet pour me rassurer (erreur, effet inverse).

  • A base de quoi est fait la peau de cervelas ?
  • Est-ce qu’on peut manger la peau rouge du cervelas industriel ?
  • Est-ce que le cervelas est dangereux pour les chats ?

Je n’ai pas fait la maligne. Bien qu’il y ait un grand flou sur la composition exacte de la peau rouge industrielle du cervelas, la peau du cervelas n’est pas bonne pour eux. A base de plastique, elle peut se révéler toxique. La peau de préparation de charcuterie est considérée comme un corps étranger non comestible pour les chats, d’après le site internet Wamiz. Et il suffit d’une fois pour que ça tourne mal. Aie aie aie… Quelle mère indigne je suis ! Je m’en veux tellement…

Depuis cet évènement, je surveille leur comportement. Pour le moment je touche du bois, personne n’a vomi, et j’ai l’impression que leurs selles sont normales.

Avec du recul, ce n’était pas raisonnable de ma part de leur avoir donné du cervelas. Etant trop gras et trop salé, l’ingestion de cervelas chez les chats peut engendrer des troubles digestifs. Et c’est à cause de cela qu’ils ont été tentés de se resservir en allant jusqu’à manger la peau dès que j’avais le dos tourné.

En résumé, cet évènement m’aura permis de tirer définitivement un trait sur ce genre d’alimentation, à la fois pour moi, et pour eux.

Allez, plus de peur que de mal 😊

A bientôt les chachoux pour de nouvelles chanecdotes !

Sophie

P.S. : si toi aussi tu as vécu ce genre d’expérience avec ton chat, partages-le moi en commentaires 😊

Source : https://wamiz.com/chats/conseil/les-corps-etrangers-chez-le-chat-attention-a-ce-qu-il-mange-5266.html

1

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial